Petites improvisations

(2001) durée variable (45’-60’)
Echantillonneur et traitements.
Commande le l’INA-GRM (Groupe de Recherches Musicales de l’Institut National de l’Audiovisuel)

Création le 14 Mai 2001 à la Maison de la Radio / Paris, Auditorium Olivier Messiaen. Concert du XIIIe cycle acousmatique du Grm.

9 parties : 1. Flutapolo  2. Arbeit  3. Papillons  4. Suraigu  5. Drumjaloux  6. Zen  7. Le Work  8. Potcovers  9. Xen

Avec des emprunts à Jean-Paul Autin, Brian Eno, Lucia Recio, Heiner Goebbels, Philipe Mion, Arvö Part, les Recyclers, Michel Redolfi, Iannis Xenakis, le Worshop de Lyon, etc…

Diffusion en 4 canaux.

 

Texte de programme pour la création à l’Ina Grm le 14 Mai 2001 :

Les “petites improvisations ” sont une suite de courtes pièces dont le contenu est prévu mais non ” fixé “. Mes débuts de compositeur étant liés à la musique ” acousmatique “, j’associe par habitude la composition à la fixation du son sur un support. A contrario, ma découverte du domaine instrumental s’est naturellement faite sous l’angle d’un ” jeu ” où les choses ne sauraient être fixées, celui de l’improvisation.. Sans le faire exprès, ” l’écriture instrumentale ” (au sens classique et occidental) est devenue pour moi une exception, une anomalie.
Cependant, improviser , c’est peut être aussi travailler une “écriture “, mais d’un autre genre… qui serait assez proche de la fabrication d’un “discours “, avec des choses prévues/écrites qui sont ensuite réalisées en ” parole ” et où l’inspiration du moment peut encore décider de la forme et même du contenu. Le caractère extrêmement souple du dispositif ” temps réel ” (échantillonneur et traitements) permet cette ” écriture ” vivante, immédiate, volatile, interactive…
Autre chose : le cas de l’échantillonneur comme ” non-instrument ” est assez amusant. Voilà une ” chose ” qui ressemble à un clavier avec des touches… et qui normalement devrait pouvoir faire des notes et, pourquoi pas, de la musique… A l’inverse, il peut aussi se comporter comme un ” support de sons fixés ” et devenir une ” machine acousmatique “. Mais voilà, si l’on peut effectivement fixer, stocker et reproduire des images sonores, on peut, au moment du concert, les gérer dans le temps, les modifier, les recréer de façon très instrumentale pour finalement produire du ” son dans l’instant “,… soit le contraire du son fixé. Que faire ? … jouer de l’ambiguïté…. c’est bien mon propos… Si l’échantillonneur est un instrument c’est celui de la confusion des genres,… et c’est tant mieux.

 

 

  • Flutapolo -
  • Xen -
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